Quarante pensées sur les valeurs et leur transmission. Pensées 11 à 20.

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Voici un second groupe de pensées sur les valeurs et leur transmission, au moment où je publie deux livres, le premier intitulé La formation des décideurs. Méditations sur un humanisme qui vient, et le second Habiter notre Nature. Ecologie et humanisme (Mame, 2018).

 

 Pensée 11 : Ce qu’on appelle « hiérarchie des valeurs », les Anciens le faisaient dépendre de la hiérarchie des degrés d’être et de l’ordre de la finalité de l’être sous le Bien.  Je pense qu’ils avaient raison, mais que c’est difficile à comprendre aujourd’hui ! Ces vérités ne se donnent qu’à ceux qui veulent bien les méditer longtemps.

 

 

Pensée 12 : La vie ne va pas sans le don de la vie. Le don de la vie ne va pas sans le don de la découverte du sens de la vie, qui est le Bien. La vie, qui a pour essence de se transmettre, est une valeur parce qu’elle conditionne l’existence dans notre vie des autres valeurs (Pensée 6), mais aussi parce qu’elle est en elle-même un symbole ou une parabole du don de la vraie vie, la vie dans le Bien.

 

 

Pensée 13 : Parlons maintenant de la transmission des valeurs. Elle est un don, pas une imposition brutale, pas une pression angoissée. Elle relève donc de la philia. La valeur qui enveloppe les autres, c’est la philia en acte, définie par le double don, le don mutuel. Le don de la valeur ne va pas sans la valeur du don, ni sans celle du don de la valeur du don.

 

 

Pensée 14 : L’imagination naturellement nous fait nous représenter une « valeur » de façon matérielle, comme un témoin qu’un coureur passe au suivant, ou comme un drapeau, qu’un chef de corps remet entre les mains son successeur. Pourtant, même si la valeur a besoin de symboles, elle n’est pas une chose qu’on accroche à un mât, ou qui se laisse ranger sur une étagère sans être vécue (pas plus qu’un livre d’ailleurs, qui n’est là que pour avoir été lu, et un jour relu). Si donc il nous faut une image, mieux vaut prendre celle de la lumière d’une flamme qui s’allume à une autre flamme. La transmission,  c’est une conviction vécue et un désir, un amour, une pratique, qui s’allument au témoignage d’une conviction vécue, d’un désir et d’un amour mis en pratique.

 

 

Pensée 15 : En règle générale, est transmissible ce dont l’Homme est convaincu, qu’il aime vraiment et qu’il vit avec pleine cohérence. Pourtant, parfois les valeurs sont transmises, bien que l’exemple donné soit déficient. Inversement, l’exemple parfois est authentique, noble, émouvant, mais la transmission n’a pas lieu ; elle se heurte à un refus. On ne saurait dire si ce sont là plutôt des exceptions, ou non.

 

 

Pensée 16 : On dirait que les valeurs élevées sont rejetées, ou en tout cas sont plus difficiles à transmettre et moins volontiers transmises, dès que la vie devient plus facile. Les valeurs alors sont vues comme de simples opinions, répétées sans conviction, affirmées sans amour, faisant surtout partie de la cohésion sociale, ou de la discipline sociale, et qu’il faut professer par habitude, par discipline ou par esprit de conservation, mais sans y réfléchir et sans vraiment les mettre en pratique.

 

 

 

Pensée 17 : Nous le savons : la transmission des valeurs est elle-même une valeur. Pas seulement parce que sans transmission les valeurs disparaîtraient, mais parce que recevoir et donner sont des valeurs, et que le don qui a le plus de valeur, c’est le don de ce qui donne sens à la vie.

 

 

Pensée 18 : Transmettre est simplement donner les valeurs qu’on a soi-même reçues. C’est la forme que prend concrètement l’amitié pour une personne sociale qui s’inscrit dans l’histoire et dans la vie. Bien sûr, certains peuvent inventer, mais la musique en acte ne consiste pas en notes sur des portées. Même si la partition reste la même, et n’est pas de nous, chacun doit inventer son interprétation.

 

 

Pensée 19 : La valeur n’est transmissible que si elle est vécue. Mais inversement, elle n’est vécue que si elle est transmise. La transmettre implique de la vivre. La vivre peut impliquer un sacrifice. La transmettre est donc un don qui implique un sacrifice de soi. Ce sacrifice le meilleur moyen de transmettre la valeur. Car l’enfant et l’adolescent ont besoin de savoir qu’au besoin, nous mourrions pour eux (Pensée 7).

 

 

 

Pensée 20 : Tout donner pour la valeur, c’est donner sa vie pour elle. Le don de sa propre vie est la valeur suprême, comme forme suprême du don.

 

Pensées 1 à 10.

Pensées 21 à 30.

Pensées 31 à 40.

 

La formation des décideurs. Méditations sur un humanisme qui vient  

 La formation des décideurs .Méditations sur un humanisme qui vient.

 https://www.laprocure.com/formation-decideurs/9782728924462.html

 Habiter notre Nature. Ecologie et humanisme  

Habiter notre Nature. Ecologie et humanisme

 https://www.laprocure.com/habiter-nature-ecologie-humanisme-henri-hude/9782728924530.html

 

 

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