Des clés pour comprendre le pape François. Réponse à Robert Spaemann, 4

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Suite de la réponse de Robert Spaemann à la question 3. « L’ensemble du domaine des relations, et particulièrement celui de la sexualité, touche la dignité de l’homme, sa personnalité et sa liberté. Il concerne le corps en tant que « temple de Dieu » (1 Cor 6,19). Par conséquent, toute violation dans ce domaine, quelle qu’en soit la fréquence, est aussi une violation de la relation avec Dieu, à laquelle les Chrétiens se savent appelés, un péché contre Sa sainteté, qui exige toujours une purification et une conversion. »

 

Robert Spaemann pense-t-il sérieusement que le pape ignorerait cela, ou n’y croirait pas ? Ou qu’il n’aurait pas le courage de faire son devoir en en tirant les conclusions pastorales et canoniques qui s’imposent ? 

Encore une fois, il faut comprendre la démarche du pape François. L’homme est enfermé par sa culture dans un système de concepts qui l’empêche de concevoir la signification de la plupart des expressions employées par Robert Spaemann dans sa réponse. Par exemple, « le corps comme temple de Dieu » (1 Cor 6,19) : le corps est conçu comme une mécanique apparue par hasard dans le cosmos. La moralité, si elle a encore un sens, ne peut en avoir un que par rapport à la liberté, elle-même définie par opposition à la nature, conçue comme déterminisme, hasard et nécessité. Quant à Dieu, il se trouve complètement exclu d’un tel cadre, moins au titre de non existant, qu’au titre d’indicible et d’inconnaissable. Une éthique solidement normative, de même qu’une foi ferme, ne peuvent trouver place dans une telle culture, aussi parce que l’Homme ne peut pas non plus y trouver une conscience de sa différence spécifique : celle de l’Homme en tant qu’Homme, celle du corps en tant que vivant et en tant qu’humain, celle de sa dignité humaine essentielle, celle de ce qui contrarie celle-ci et la dégrade. 

Il est évident que dans le cadre de cette culture, l’Homme ne peut avoir qu’une conscience extrêmement diffuse de la loi divine, de son devoir, du péché, etc. Il a surtout conscience des complexes, problèmes, crises, névroses, injustices et souffrances résultant pour lui d’une culture aussi inadéquate. Il peut aussi avoir conscience de ce qu’il y a d’objectivement beau dans sa vie (ce qu’un amour ou une amitié ont toujours de beau), et dont ne rend pas compte la culture dominante, pour laquelle tout est égal. Si tout est égal, tout est ou parfait, ou moyen, ou nul de là un balancement entre autosatisfaction, sentiment de médiocrité, dégoût de soi. L’Homme est dans la position du fils prodigue « lorsqu’il eut tout dépensé ».

La seule figure du Père qui peut lui parler, c’est celle de la miséricorde répondant à sa misère et ranimant en lui la conscience de sa dignité. S’il y a des choses que les gens ne peuvent pas encore porter, cela ne sert à rien de les leur dire pour le moment. Que signifie « avoir commis des péchés » quand on ne sait même pas ce que signifie « péché » ?

Imaginons le fils prodigue conduit à l’hôpital, blessé en danger de mort dans l’effondrement fortuit d’un mauvais lieu où il se trouvait. Va-t-on, à l’hôpital, commencer par lui tenir des propos pour lui incompréhensibles ? Lui faire la morale ? Le laisser mourir à l’enregistrement au lieu de le faire entrer au bloc opératoire ?

Le pape ne veut pas révolutionner l’Église, il veut convertir les catholiques, pour qu’ils adoptent collectivement la posture adéquate qui doit permettre l’évangélisation : qu’ils ne se comportent pas comme le fils aîné revêche de la parabole évangélique, mais qu’ils partagent la bonté prévenante du Père et sa joie au retour du prodigue (Lc 15, 11-32).

La conviction du pape semble être qu’à partir de cette expérience de la bonté divine, le prodigue peut retrouver conscience de son corps, de son âme, de sa dignité. La transmission de la culture humaniste profonde pourra sans doute jouer aussi un certain rôle, pour décaper l’idéologie dominante, mais elle n’obtiendra d’effet suffisant que si elle ne tient compte de la misère et de la miséricorde. 

 

Fin de la réponse de Robert Spaemann à la question 3. La miséricorde divine doit précisément rendre toujours possible cette conversion. Bien évidemment, elle n’est pas liée par des limites particulières, mais l’Église, de son côté, est tenue de prêcher la conversion et elle n’a pas le pouvoir, en administrant les sacrements, de franchir des limites existantes et de faire violence à la miséricorde divine. Ce serait de la présomption. Les clercs qui s’en tiennent à l’ordre existant ne condamnent donc personne, mais considèrent et proclament ses limites par rapport à la sainteté de Dieu. Il s’agit d’une annonce salutaire. Je ne souhaite pas commenter plus avant les insinuations à propos de ceux qui « se cachent derrière l’enseignement de l’Église » et qui « s’assoient sur la chaire de Moïse » pour « jeter des pierres … à la vie des personnes » (article 305). Notons simplement qu’il est fait allusion ici, d’une manière équivoque, à un passage de l’Évangile. Jésus dit bel et bien que les Pharisiens et les scribes sont assis sur la chaire de Moïse, mais il précise que les disciples doivent s’en tenir à ce qu’ils disent et ne pas agir selon leurs œuvres (Math 23,2).

 

Ceci n’appelle pas de commentaire particulier. On n’est pas forcé de penser, bien entendu, que toutes les expressions du texte du pape seraient les plus heureuses possibles. Si en conscience on ne se sent pas concerné par un reproche du pape, c’est qu’il ne nous était pas adressé, et il n’y a probablement pas lieu de le reprocher au pape, comme s’il avait voulu nous l’adresser injustement.

Néanmoins, quand il s’agit de questions de morale, il n’est jamais superflu de mettre en garde tous et chacun et nous-mêmes contre le pharisaïsme et l’hypocrisie.

 

Question 4 de l'agence CNA. Le Pape François a bien sûr souligné qu’il ne fallait pas se focaliser sur des phrases isolées de son exhortation mais considérer celle-ci dans son ensemble.

 

Réponse de Robert Spaemann à la 4ème question. À mon avis, il est tout à fait justifié de se concentrer sur les passages précités. Dans le cas d’un document du magistère pontifical, on ne peut pas s’attendre à ce que les gens se réjouissent d’un beau texte et qu’ils en ignorent des phrases capitales qui modifient l’enseignement de l’Église. On ne peut adopter ici qu’une position claire et nette : c’est oui ou c’est non. Donner la communion ou ne pas la donner : il n’y a pas de position intermédiaire.

 

Il est certain que le choix est ici binaire, comme très souvent dans la vie. Mais, le choix à faire ici n’est pas législatif ou réglementaire, et le texte du pape enseigne plutôt comment décider dans les cas singuliers. C'est un peu comme des avis et conseils pressants donnés au judiciaire, qui traite d’une succession de cas particuliers et ne rend pas la même sentence pour chacun. En vertu du même conseil reçu, le même confesseur peut en effet décider d’accorder à l’un de ses pénitents ce qu’il refusera à un autre, non pas arbitrairement, mais parce qu’il trouvera l’un en état de péché grave, et l’autre pas. Cette différence n’est pas nécessairement déterminée par la différence entre les matières des actes, qui peuvent ne pas différer, nisi numero, mais par la différence entre les degrés, chez chacun, de connaissance de leur devoir et de consentement à leur mauvaise décision, lesquels dépendent aussi en partie de l’emprise de l’idéologie relativiste et de l’impuissance ou des mauvaises habitudes développées dans ou par la culture dominante.

A un certain moment, le péché devient vice et le vice devient addiction. Toutes les addictions ont quelque chose de semblable. Par exemple, s’enivrer est un péché grave, car l’homme dégrade en lui la raison, la liberté, la dignité et, une fois en état d’ivresse, s’expose à faire du mal à son prochain involontairement. Comment donc donner l’absolution à un alcoolique ? Attend-on qu’il soit complètement désintoxiqué pour l’absoudre ?

Comme le dit le père Michelet, dominicain, la nouveauté d’Amoris laetitia consiste à traiter dans un document public de questions qui relèvent de la pratique du confesseur et si l’on ne comprend pas cette nouveauté, on risque de confondre la science et la prudence.

 

 

Question 5. Le Saint Père souligne tout au long de son exhortation que nul ne doit être condamné pour l’éternité.

 

Réponse du Professeur Spaemann à la question 5. J’ai du mal à comprendre ce qu’il veut dire par là. Il est évident que l’Église ne doit condamner quiconque personnellement, et encore moins pour l’éternité. Grâce à Dieu, elle ne peut d’ailleurs pas le faire. Mais s’agissant des relations d’ordre sexuel qui sont objectivement en contradiction avec la vie chrétienne, j’aimerais que le Pape nous dise après quel laps de temps et dans quelles circonstances un comportement objectivement peccamineux se transforme en une conduite agréable à Dieu.

 

Un comportement peccamineux qui dure ne se transforme jamais en conduite agréable à Dieu. Mais, il est tout à fait possible que, par exemple, une cohabitation juvénile ait commencé dans l’irréflexion et le conformisme sous l’emprise d’une culture obscurcissant trop l’idée du péché et valorisant la liberté en sa signification anomique (sans loi morale) et libertaire. Il est possible que le couple éprouve alors progressivement une insatisfaction liée à cette situation anthropologiquement trop imparfaite, entame une réflexion, qui se conclura parfois par la décision de se marier et devant Dieu. Dans un tel processus, qui se produit de fait quelquefois, un comportement objectivement peccamineux laisse place progressivement à une conduite agréable à Dieu. Un tel processus de réforme dans l’existence du couple va souvent de pair avec une évolution spirituelle. Les deux se produisent aussi, souvent, sous la bonne influence d’amis et dans un contexte en partie paroissial, où le prêtre peut avoir à jouer son rôle. Tel étant le processus, la question très concrète est  de savoir comment il faut le gérer, et quelles décisions prendre à chaque étape du processus. La question inclut celle de la qualification morale des situations et des actes. Si espoir il y a dans Amoris laetitia, c’est que cette difficile question puisse se poser le plus souvent possible et soit traitée de la façon qui permet le mieux une heureuse conclusion.

Aucun comportement, pas même la polygamie, n’est automatiquement peccamineux, non au sens objectif bien sûr, mais au sens d’imputable, car il dépend du degré de connaissance de la loi et de consentement au mal chez les sujets, qui eux-mêmes, répétons-le, peuvent dépendre diversement de divers facteurs, culturels, économiques ou psychophysiques. Tout cela influe sur la pratique de la vertu, restant sauve la responsabilité morale sans laquelle toutes ces questions n’auraient bien entendu aucun sens.   

 

Question 6 de CNA. S’agit-il donc à votre avis d’une véritable rupture avec l’enseignement traditionnel de l’Église ?

 

Réponse de Robert Spaemann à la question 6. Pour toute personne qui réfléchit et qui connaît les textes en question, il ne fait aucun doute qu’il s’agit là d’une rupture.

 

A mon avis, cette réponse catégorique n’est pas justifiée, mais elle s’explique, parce que le professeur pense « textes », là où le pape François pense « contexte ». Il y a sans doute là un épisode de plus dans l’histoire du dialogue difficile, dans l’Église catholique, au sujet de la pratique, entre les esprits plus sévères et plus contemplatifs des raisons éternelles, et les esprits plus casuistes et souvent plus indulgents, attentifs à la singularité de la décision circonstanciée, avec son caractère très personnel.

Robert Spaemann reconnaît la continuité du thème de la miséricorde entre Jean-Paul II et François.

En tant qu’ancien professeur, à Rome, à l’Institut Jean-Paul II sur le mariage et la famille, je trouve dans Amoris laetitia un très précieux complément à la catéchèse de Jean-Paul II sur l’homme, la femme et le mariage. Jean-Paul II s’est proposé de mettre en valeur la dignité du mariage, y compris de la sexualité. Ce faisant il a produit semaine après semaine, sur quatre années (sans parler de Familiaris consortio), une œuvre massive, qui constitue un des joyaux de l’humanisme chrétien.

Jean-Paul II se place habituellement à un degré de grande profondeur ontologique et surnaturelle. Il est attentif, sans doute, aux difficultés du couple, aux erreurs et aux péchés humains, mais il vise d’abord à décrire la perfection, qui est la norme, et pour cela il explore avec prédilection l’« origine », notamment l’état d’innocence auquel se réfère Jésus dans ses réponses fameuses sur le mariage[i]. Pour traiter du mariage, objet dont il n’a pas d’expérience personnelle vécue, Jean-Paul II se sert de l’expérience de couples qu’il a pu en même temps accompagner et interroger, et dont il comprend la vie avec une intelligence exceptionnelle, mieux que ne pourraient faire beaucoup d’autres en réfléchissant sur leur expérience directe – et cela, parce qu’il est doué d’une stupéfiante faculté de saisie de l’essentiel, de sympathie et d’empathie, et aussi parce qu’il considère le mariage dans ce que les théologiens nommeraient ses raisons éternelles, c’est-à-dire la pensée divine créatrice, qui affleure dans les Saintes Écritures. Après tout, la vérité absolue sur quelque chose, c’est l’idée que Dieu en a.

Jean-Paul II considère ainsi son objet à partir de son Modèle éternel, ou dans des exemplaires achevés, ce qui peut être jugé élitiste, mais n’est pas en anthropologie de mauvaise méthode. Si l’on veut parler de l’art, il vaut mieux prendre pour exemple Michel Ange qu’un peintre du dimanche. Sa formation à la description phénoménologique va aussi dans le même sens, orientant l’esprit vers la structure essentielle-idéale de la chose à décrire.

On trouve chez le pape François l’étude complémentaire, celle du quotidien, du vécu, et des difficultés ordinaires. Et, aussi, le problème de la décision concrète à prendre au jour le jour, que ne résout pas adéquatement la contemplation de « la splendeur de la vérité ». Même si la théologie morale doit réagir contre l’absorption par la casuistique, et doit fonder la pratique dans la contemplation, toutefois, l’Homme pratique reste un être de décision et toute décision est singulière. De la sorte, la contemplation de la structure universelle de l’humain et la détermination des règles éthiques universelles, ni même la docilité à l’Esprit-Saint grâce à la prière, ne sauraient remplacer l’étude des cas concrets, la formation du jugement pratique, le discernement au jour le jour.

C’est en ce sens qu’il y a très certainement un développement de la pensée de Jean-Paul II par François. L’image qui ressort de la sexualité humaine, et de sa place dans l’amour humain, et chrétien, est plus complète et j’ose dire plus encourageante après cet apport. Si l’on n’insistait que sur le bel humanisme, sans mettre en relief les difficultés, les péchés, les déceptions et la capacité à les surmonter, sans doute la sexualité et l’amour seraient-ils dégagées d’un corset de jansénisme paralysant, mais ils risqueraient aussi de se voir idéaliser et exposés à des crises de désillusion. Sans jamais céder à une critique pessimiste et en faisant même ressortir la positivité du sexe avec une audace surprenante, François procède aussi à sa nécessaire démystification. Celle-ci, dans la culture présente, est une des conditions les plus évidentes pour renouer avec la dignité et la joie. François accentue différemment que Jean-Paul II. Les références à Pie XI (Casti connubii) et à Paul VI parlant de la Sainte-Famille[ii] semblent tempérer l’humanisme ardent du concile et de Jean-Paul II dans un sens plus rédemptoriste. C’est pourquoi, sa spiritualité de la miséricorde est plus axée sur l’expérience de la souffrance et de la consolation, et d’une réconciliation humble entre les cœurs que l’existence a broyés. Chez Jean-Paul II, elle est plus axée sur la pleine restauration de la dignité humaine chez des personnes que la grâce a magnifiquement restaurées. Que dire ? Les deux sont également vrais, mais les deux, ensemble, sont encore plus vrais. Il y a un paradoxe dans cette histoire : le pape phénoménologue a produit une métaphysique du mariage, dont la méditation préalable est indispensable à l’action ; le pape thomiste a produit une phénoménologie concrète, tout aussi utile à la pratique pastorale[iii].

 

 

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[i] Mt 19, 3 ; Mc 10, 2. Jean-Paul II, catéchèse du 5septembre 1979. « Nous voulons nous demander ce que signifie cette expression: "l'origine". Nous voulons en outre mettre au clair la raison pour laquelle le Christ se réclame de "l'origine" précisément dans cette circonstance [voir plus bas la citation du dialogue du Christ avec les pharisiens] et, pour cela, nous nous proposons une analyse plus précise du message correspondant de l'Ecriture sainte. Deux fois, au cours de son dialogue avec les pharisiens qui l'interrogeaient sur l'indissolubilité du mariage. Jésus Christ fait mention de "l'origine". Voici comment s'est déroulé l'entretien: "... Des pharisiens s'approchèrent de lui et lui dirent pour le mettre à l'épreuve: "Est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif?" Il répondit: "N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme et qu'il dit: Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et les deux ne feront qu'une seule chair? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer." "Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t- il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie?" Jésus leur répondit: "C'est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes, mais à l'origine il n'en a pas été ainsi. " »

[ii] Amoris laetitia, n°66 : « L’alliance d’amour et de fidélité, dont vit la Sainte Famille de Nazareth, illumine le principe qui donne forme à toute famille et la rend capable de mieux affronter les vicissitudes de la vie et de l’histoire. Sur cette base, toute famille, malgré sa faiblesse, peut devenir une lumière dans l’obscurité du monde.  ‘‘Une leçon de vie familiale. Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable; apprenons de Nazareth comment la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable; apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social’’ (Paul VI, Discours prononcé à Nazareth, 5 janvier 1964) ».

[iii] Je me permets de renvoyer à un article ‘Métaphysique et phénoménologie’, paru dans la Revue des Bernardins, en deux livraisons, où je faisais écho à de longues discussions avec certains de mes amis français et à la lecture d’un texte de Jerzy Kalinowski, collègue universitaire de Karol Wojtyla, intitulé Autour de Personne et acte de Karol cardinal Wojtyla : Articles et conférences sur une rencontre du thomisme avec la phénoménologie, 1973-1987 (Collection des publications du Centre de philosophie du droit), Presses de l’Université d’Aix-Marseille, 1987. Dans ce petit livre très précis, tout en égratignant le moins possible Karol Wojtyla, son « illustre collègue » et ami personnel, Kalinowski critiquait sévèrement la traduction anglaise de Personne et Acte par Anna-Teresa Tymieniecka, à laquelle il reprochait, textes polonais originaux à l’appui, d’avoir gommé la dimension thomiste de l’écrit de Karol Wojtyla.

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