Où en sont les Valeurs ? Post n°12. Le monopole du libéralisme comme idéologie est-il absolu et durable ?

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L'déologie libérale (ou plutôt le libéralisme postmoderne, devenu une nouvelle idéologie) paraît aujourd’hui la seule idéologie qui puisse survivre, mais est-ce bien sûr ? Il y a du pour et du contre.  

 

Le libéralisme idéologique peut durer

 

Du pour : de plus en plus de gens disposent d’un certain accès à la technique, dans tous les pays. Or la technique suggère l’idée d’un individu très savant et puissant, connecté, enraciné uniquement dans le réseau de l’universalité, etc. Cet individu se sent, ou se croit, assez fort pour se passer des autres. Ainsi s’installe une ambiance d’individualisme absolu, où le réflexe antitotalitaire (et, en ce sens, libéral) est bien plus naturel que le réflexe jacobin ou socialiste.

Tant que l’individu ne souffre pas des effets violents d’un retour progressif à « l’état de nature », les pouvoirs solides, ou les communautés politiques fortes, lui paraissent dangereux, superflus et injustes par essence.  

L’individu, tant qu’il reste prospère et sans inquiétude, ne comprend même plus comment des idéologies totalitaires pouvaient être enracinées dans cette même logique de vie dans la Liberté, qui porte tout le monde aujourd’hui au seul libéralisme PC mondialisé, y compris et d’abord ceux qui auraient historiquement vocation à le contester.  

 

Le libéralisme idéologique ne peut pas durer

 

Il y a aussi du contre. Bien sûr, tant que la démocratie reste prospère, les classes moyennes sont importantes, et, dans les nations riches de traditions, un libéralisme peu idéologique domine. Toutefois, cette hégémonie ne peut durer que si le libéralisme sait raison garder.

Si le libéralisme devient une idéologie PC, il instaure un anarchisme oligarchique, qui peut enfanter un anarchisme de masses, et aucune morale ferme ne garantit la modération de l’un ou de l’autre.  En outre, l’idéologie impose à terme un prix unique du travail sur un marché mondial unique du travail. Cela signifie un déclassement des classes moyennes et une prolétarisation des classes populaires dans les vieilles démocraties.

Les prolétaires auraient jadis, dans ces conditions, adopté certaines formes de communisme, et les déclassés auraient tourné au fascisme. Les uns iront aujourd’hui vers des populismes de droite, les autres vers des populismes de gauche.    

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