Ethique et Alliances. 16 et 17 juin 2011

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Annonce d’un événement

 

 

Les 16 et 17 juin 2011 aura lieu à Paris, à l’Ecole militaire, un colloque international d’éthique militaire, et d’éthique politique.

 

Les thèmes en sont : ETHIQUE ET ALLIANCES. ETHIQUE MILITAIRE. Pour ne parler que du premier, il touche à l’action en coalition, à l’avenir de l’OTAN (donc de la relation transatlantique) et à celle de l’Europe, de sa défense et de son rôle dans le monde.

 

Vous pouvez en consulter le programme en suivant le lien ci-dessous :

http://www.st-cyr.terre.defense.gouv.fr/ressources/10412/92/ismeversionweb.pdf

 

La conférence inaugurale sera prononcée par l’ancien Chef d’état major des Armées, le Général Jean-Louis Georgelin. « Pourquoi est-il si difficile de bâtir une Europe de la défense ? »

 

Au cours de ce colloque sera installé le pilier européen de la Société internationale d’éthique militaire (EURO-ISME).

 

Ceux qui consacreront du temps à ces journées ne le regretteront pas.

 

 

Où allons-nous? Si vis pacem, para bellum

 

 

A titre personnel, je suis convaincu de deux choses :

 

1° Nous approchons, en France et en Europe, d’un grand moment de renouvellement culturel et politique, qui n’ira sans doute pas sans secousses, ni sans épreuves plus ou moins pénibles. Un tel colloque offrira un temps et un thème de méditation appropriés à tous les citoyens responsables, qui souhaitent se préparer de manière adéquate à tenir leur place dans les bouleversements à venir. Notre pensée politique et notre politique restent superficielles, et notre « gouvernance » reste impuissante, surtout en temps d’exception, si nous n’acceptons pas de penser la guerre. Le sens le plus profond de cette maxime est : si tu veux la paix, ne rêve pas, ne danse pas sur le volcan, sois conscient de la permanente possibilité de la guerre et comprend pourquoi, si tu entends éviter la guerre, il te faut la regarder en face.

 

2° La réflexion sur la guerre est aujourd’hui un passage obligé pour renouveler la pensée et l’action. La connaissance de l’homme, la science de l’homme, présuppose une réponse vraie, donc profonde, à cette question : « Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? » Et à celle-ci aussi, qui lui est voisine : « Pourquoi l’homme est-il le seul animal qui tue son semblable et le fait de manière assez fréquente, parfois massive et institutionnelle ? » Même la théologie peut beaucoup apprendre de la réflexion sur la guerre, qui lui permettrait de renouveler, par exemple, la question du péché originel et donc celle du salut, la question du mal, celles de l’optimisme et du pessimisme, etc.

 

C’est à partir de ces convictions que j’ai écrit mon dernier livre : Démocratie durable. Penser la guerre pour faire l’Europe. J’espère pouvoir en publier la suite dans un délai raisonnable.

 

Commentaires 

 
0 # Forces Patriotiques 2011-06-19 17:22 Mr. Hude bonjour,

Peu de gens, enfants gâtés d’un monde depuis longtemps protégé de la guerre, sont conscients de ce que vous dites :
« si tu veux la paix, ne rêve pas, ne danse pas sur le volcan, sois conscient de la permanente possibilité de la guerre et comprend pourquoi, si tu entends éviter la guerre, il te faut la regarder en face ».

Nous essayons de leur refaire prendre conscience de cette réalité incontournable. Dans notre Charte nous avons écrit ceci :

« Il a fallu des siècles de combats sanglants et héroïques, de batailles philosophiques et intellectuelles courageuses, de sacrifices individuels et collectifs douloureux, pour vaincre les absolutismes et les obscurantismes de toutes natures afin que cette Liberté puisse devenir une réalité quotidienne de la vie de chaque citoyen dans les sociétés devenues démocratiques.
Les FPF veulent contribuer à faire prendre conscience à tous que la Liberté est une donnée qui n’est jamais définitivement acquise ; que si depuis longtemps nous avons eu la chance d’être protégés des guerres et des violences majeures du monde au sein d’un confort matériel nous ayant rendu insouciants, nous devons redevenir des Sentinelles, réalistes et lucides quant aux périls qui nous menacent et aux réalités anthropologique s incontournables de la nature humaine ».

Dans nos Objectifs ceci :

« Nous devons à nouveau partir de la Réalité pour construire la société en acceptant les limites de la Nature humaine et non chercher à faire entrer la Réalité dans une quelconque idéologie, aussi séduisante et prometteuse qu’elle puisse paraître, n’ayant conduit jusqu’à aujourd’hui qu’à des drames humains épouvantables sur toute la planète.

Nous devons cesser de croire naïvement en Europe et en France que nous serons éternellement protégés des violences du monde parce que nous n’avons plus le goût ni l’envie de nous battre ; si par pacifisme naïf nous ne voulons pas d’ennemis cela ne veut pas dire que nous n’en avons pas ou que nous n’en aurons pas. L’histoire est pourtant là pour en témoigner de manière dramatique.
Au contraire, plus nous serons faibles, lâches et démissionnaires , plus nous serons des proies de choix pour nos ennemis et plus nous en deviendrons les complices obligés. On ne respecte hélas que ceux qui sont forts et se font respecter.
L’Europe et la France ne peuvent rester « au balcon de leur propre histoire » en croyant qu’il y aura éternellement un « grand frère magnanime » pour nous secourir.
Personne ne viendra à notre secours si nous n’assumons pas avec détermination notre propre Destinée, surtout quand, en plus, les intérêts de certains de nos « amis » ne coïncident pas avec les nôtres et qu’ils sont prêt pour cela à nous affaiblir.

Les mécanismes de la violence, de boucs émissaires et de persécutions sont les mêmes pour toute l’humanité depuis le début des temps. »

En conclusion je ne peux que renvoyer sur René Girard qui a magnifiquement analysé les mécanismes de persécutions dus à la « Rivalité mimétique » qui régit les rapports entre les hommes et le Sacrifice, seul rempart anthropologique disponible à l’époque archaïque pour éviter la destruction des communautés à cause de « l’emballement mimétique de la violence collective ». Sacrifice qui débouche sur la déification des victimes et les rituels qui s’ensuivent, premières manifestations des institutions et de la culture. Ainsi, paradoxalement, l’humanité devrait sa survie et son évolution à une violence fondatrice incontournable. Et nous n’arrivons pas à nous passer de boucs émissaires, même depuis la Révélation chrétienne (qui n’est autre que la Révélation des mécanismes de persécutions), ou plutôt à cause d’elle : elle a rendu caduque la possibilité de stopper les crises en produisant du Sacré. L’homme a une tendance universelle à expulser sa violence contre un tiers et il n’arrive pas à en sortir. « La violence qui autrefois produisait du Sacré à travers le Sacrifice – ne produit donc plus rien qu’elle-même ». Et c’est un grand danger.

Oui, la théologie et surtout l’anthropologie religieuse, peuvent apprendre beaucoup sur la guerre. La Bible est un manuel d’anthropologie .

Résumé de la Théorie girardienne :

http://menestreletgladiateur.blogspot.com/search/label/Ren%C3%A9%20Girard%20-%20Th%C3%A9orie
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