Réformes administratives (3).L'intégration de la gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur

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J'ai participé les 2 et 3 décembre 2013 à Rabat à des tables-rondes franco-marocaines sur le thème d'ensemble de "la gouvernance des réformes structurelles". On m'avait confié la rédaction d'un rapport réfléchi. C'est celui que je publie sur ce blog.

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Il y aura au moins eu, à ce jour, une réforme assez réussie, c’est celle dont nous a parlé le Général de gendarmerie S.-P. B..

 

L’idée que la gendarmerie, tout en conservant son statut militaire, puisse passer du ministère de la Défense à celui de l’Intérieur s’explique d’abord par une évolution de la menace après 1991 et la transformation profonde de la situation internationale. La sécurité intérieure repasse au premier plan, cependant que la menace extérieure elle-même, caractérisée comme « terrorisme », se fait redouter aussi, voire d’abord, à l’intérieur.

 

Le rapprochement a conduit à une utile mutualisation des moyens, notamment dans le domaine des services supports, des systèmes d’information et de communication et du renseignement judiciaire. Il a amélioré la coopération sur le territoire et la coopération internationale contre une pègre souvent sans frontières. L’expérience montre que les policiers ne demandent pas à devenir gendarmes, ni réciproquement. Les formations initiales sont restées séparées, comme les unités opérationnelles, et chaque corps, en dépit d’une collaboration quotidienne avec l’autre, a gardé son esprit, son identité et sa personnalité. Nous sommes là en présence d’une réforme qui n’est pas allée dans le sens de l’indifférenciation kafkaïenne.

 


Sans doute y a-t-il eu là des raisons financières, la fusion des corps aurait en effet probablement  conduit l’Etat, pour diverses raisons techniques, à payer plus cher le même service. Ce rapprochement a permis aussi de faciliter la réfection des logements et le remplacement des véhicules, mettant ainsi un terme à une grogne qui devenait inquiétante dans la gendarmerie. L’Etat peut maintenir la qualité du service en faisant jouer l’émulation entre les deux corps. Il bénéficie en outre d’une précieuse gradation dans la réaction en cas de crise intérieur grave nécessitant un durcissement bien calibré du maintien de l’ordre.

 

Après tant de considérations objectives mais déprimantes, il était bon de pouvoir se réjouir de transformations menées avec sagesse et prudence.  

 

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