Réformer l'Administration. Sur la modernisation de l'Etat

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 J'ai participé les 2 et 3 décembre 2013 à Rabat à des tables-rondes franco-marocaines sur le thème d'ensemble de "la gouvernance des réformes structurelles". On m'avait confié la rédaction d'un rapport réfléchi. C'est celui que je publie sur ce blog.

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Une troisième table-ronde franco-marocaine eut lieu, cette fois à l’ambassade de France à Rabat, sur trois sujets successifs : 1°) un exposé liminaire sur la modernisation des politiques publiques (P. T.) ; 2°) la réforme hospitalière (Dr G. C.) ; 3°) l’intégration de la gendarmerie nationale au sein du ministère de l’intérieur (S.-P. B.).

 

 

La synthèse de P. T., d’une clarté remarquable, tout en rendant justice à la volonté réformiste et à l’énergie dépensée pour cela dans les dernières années (= sarkoziennes), manifestait sans complaisance les limites de l’exercice d’une réforme menée d’abord avec des œillères de comptable. Il en est en effet résulté :

Une focalisation sur les économies rapides, qui peuvent à la fin se révéler ruineuses.

Une absence de concertation et une confusion entre vitesse et précipitation.

Une focalisation sur l’appareil étatique et sur chaque ministère pris isolément, sans prise en compte suffisante de l’interministériel et du rapport aux collectivités publiques et aux institutions de solidarité nationale.

 

 

La LOLF (loi organique relative aux lois de finances, 2001, appliquée depuis 2006) et la prolifération d’une « évaluation » dont nul n’est en mesure de clarifier les critères, de prouver le non-arbitraire et enfin de l’évaluer, ont été abordées lors des échanges.

 

Ce qu’un auditeur français pouvait conclure de cet exposé lucide, c’est que l’unique résultat indiscutable d’une agitation compulsive assortie du montage de nombreuses « usines à gaz », semblait avoir été un nouvel accroissement du pouvoir de certains grands corps et de l’énarchie. C’est là un mal récurrent du réformisme de certains pays, un élément majeur dans le tableau clinique des dysfonctionnements. Cette observation peut avoir pour avantage d’identifier les freins en cas d’échec continuel de la réforme.

 

En outre, l’application de l’individualisme radical à l’économie globale produit une crise sociale effroyable dans de très nombreux pays, ce qui à la fois tend à y accroître le volume de l’assistance offerte par l’Etat, et à y exiger une cure d’amaigrissement drastique de ce même Etat. Cette contradiction fatale accule tous les régimes concernés, soit à l’endettement indéfini, soit à la faillite, ou à la révolution sociale. De là le caractère aussi parfaitement odieux qu’inefficace des politiques menées sur la base de principes impolitiques, absurdes et immoraux.   

A SUIVRE 

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