Idées sur la réforme territoriale. Jugements français

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La suite du rapport en cours de publication a pour objet la réforme territoriale.

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La seconde réunion eut lieu au Ministère de l’Intérieur, à l’annexe de Hay Riad. Elle fut conduite dans un premier temps sous la présidence française de G. S., puis, dans un deuxième, sous présidence marocaine, par Mme le Gouverneur N. Z., du Ministère de l’Intérieur marocain.

 

 

 

 

Regards sur les réformes de décentralisation et de déconcentration en France

 

Bien que tous partisans de la régionalisation, les administrateurs français, aussi bien P. S. que G. M. et O. B., dressent un tableau plus que contrasté de la situation à laquelle a abouti la décentralisation française. Certains participants français, notamment nos juristes, ont de leur côté tendance à tempérer la vision négative des praticiens.

 

En résumé, la France a voulu abandonner un système pyramidal d’autorité descendante, réputé archaïque et bloquant. Mais, il semble qu’elle ait surtout réussi à multiplier le nombre des points à partir desquels s’exerce désormais « un polydespotisme descendant », privé de vision d’ensemble et de gouvernance.

 

Entre ces centres de micro-pouvoir absolu, pour lesquels d’ailleurs « Bercy » mesure chichement la réalité financière du pouvoir, c’est l’absence de coopération et de communication. Opacité, méfiance et incohérence : difficile de savoir qui fait quoi, qui doit faire quoi, qui est responsable de quoi. Nous serions donc aux antipodes du programme défini par le Président de la République au début de son quinquennat, au sujet de la réforme sur la décentralisation : « une réforme dans la clarté, la confiance, la cohérence et la démocratie ». Faut-il penser comme Voltaire, qui disait préférer « dépendre d’un seul lion de bonne race que de cent mille rats de son espèce » ?

 

La France présente ainsi l’aspect d’un Etat jadis unitaire partiellement démantelé par l’individualisme juridique et son utopie libertaire. En outre, une gouvernance trop étroitement administrative et la permanence d’un jacobinisme excessif ne peuvent malheureusement qu’accentuer la rigidification des structures.

 

La chose la plus utile eût été la mise en place de politique économiques locales. Tant s’en faut que ce soit le cas, pour des raisons diverses : exclusion partisane des entrepreneurs, archaïsme syndical, principe d’égalité compris par l’Etat de façon inflexible, empêchant toute expérimentation ou spécificité provinciale, et aggravant in fine les inégalités.

 

 

 

                             Trois points ressortent clairement de la discussion :

 

1°) une régionalisation réussie signifie d’abord une synergie économique du territoire, fondée sur une coopération autonome des acteurs en vue de la définition d’un bien commun au-delà des idéologies.

 

2°) Une régionalisation ratée est celle qui ne parvient pas à intéresser les citoyens, sauf une frange pathologique de bavards et d’agités surreprésentés. On implique les gens sérieux quand chacun sait qu’il s’agit en priorité de donner aux gens du travail réel, en oubliant idéologies, marottes et mascottes, en tirant partie des synergies et des solidarités locales, et en organisant pour cela une table-ronde permanente d’où un projet territorial équitable et efficace en termes de développement réel et d’emploi non fictif doit sortir au jour le jour.

 

3°) Une régionalisation réussie dépend aussi d’une forte légitimité du pouvoir politique, légitimité qu’il tire de sa vision et de son exemplarité. 

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