Discours aux électeurs d'Île-de-France et aux Français de l'étranger

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J’informe mes amis et les lecteurs de ce site, de ma candidature aux élections européennes de Mai 2014. Je me présente sur la liste Force-Vie, dans la Région Île-de-France, où Mme Christine Boutin est tête de liste.

N’hésitez pas à écrire vos questions ou objections en commentaire. Je tâcherai, pour une fois, d’être plus assidu à y répondre.

Dans le cadre des contributions à la rédaction de la Profession de foi de la liste, j’ai écrit le texte que je publie ci-après. J’assume toute la responsabilité de ce discours, qui ne reflète pas nécessairement toutes les vues de mes colistiers, ni celles de la liste dans son ensemble. Bien sûr, nous sommes tous d’accord sur un noyau de convictions essentielles formulé dans la charte de Force-Vie.   

 

 

Chères Amies, chers Amis,

Laissez-moi vous présenter une politique nouvelle, une politique de Vie.

Une politique de « Vie » ne comprend pas uniquement des points relatifs à des sujets (au reste fort importants) comme le respect de la vie de la conception à la mort, la bioéthique, le mariage, le couple humain, etc.

Bien entendu, une Force de Vie dit « Non ! » à la destruction de la famille, de l’éducation, de l’autorité et de la morale sociale.

La Vie, c’est d’abord la vie tout court. Quand on ne commence pas par la respecter, on finit par ne respecter plus rien.

Mais outre ces éléments indispensables, une politique de Vie comprend un volet économique (1), plus un volet politique – national et international – et culturel, au sens large du mot (2). 

               

 

1. Une Force de Vie économique

 

 

A. Non au chômage et non à la prolétarisation

 

Nous sommes conscients des inadaptations énormes qui se sont accumulées. Tout est à réajuster et à réadapter. Mais, pour le moment, nous disons « Non ! » à une politique dite « de réforme et d’austérité », qui ne consisterait qu’à traiter le chômage par la prolétarisation. Nous disons « Non ! » à une telle politique, qui nommerait solidarité la prolétarisation plus rapide des classes moyennes au profit d’une prolétarisation moins rapide des classes populaires. Cette solidarité-là n’est qu’une dérision. Ce dilemme chômage/prolétarisation est inacceptable. C’est un chantage inique, un chantage à la faim, exercé par des usuriers planétaires.

Nous élisons des chefs pour qu’ils nous protègent d’une engeance aussi détestable, et imposent à tous des règles économiques justes et civilisées, au service du bien commun. Pour qu’ils brisent la domination des conceptions économiques barbares. Nous réprouvons les dirigeants qui trahissent leurs peuples, les condamnent au désespoir et les privent de tout avenir économique, à commencer par les plus pauvres, les plus jeunes et les immigrés. Nous voulons des chefs courageux pour un changement fondamental des règles du jeu.   

Si l’on ne change pas les règles du jeu, « la réforme et l’austérité » ne rétabliront pas la prospérité, car on ne combattra le chômage qu’en nous enfonçant dans une prolétarisation sans limite, chaque tour de vis ne servant qu’à maintenir péniblement au peuple la tête au-dessus de l’eau, avant de lui appliquer un tour de vis supplémentaire. Nous voulons la démocratie, c’est-à-dire la lutte contre cette loi d’airain qui n’est rien d’autre que la montée des oligarchies financières internationales et l’abaissement des souverainetés nationales.

 

 

B. Restaurer la cohérence entre le Marché et la Solidarité  

 

En économie, une Force politique de Vie exige que les marchés soient soumis à l’autorité démocratique des Etats, reprenant eux-mêmes, à un juste degré, la main sur la monnaie et le crédit, d’une manière ou d’une autre, et réglant le commerce en fonction des nécessités d’une raisonnable solidarité, libérée du clientélisme et du parasitisme. 

Autrement, le peuple n’élit plus que des dirigeants sans pouvoir. Car si les organes démocratiques ne sont plus souverains, alors la démocratie et la citoyenneté sont abolies dans les faits, si ce n’est dans la mécanique électorale. Il s’agit de rétablir à la fois la justice et la démocratie en mettant fin à l’intolérable usurpation du pouvoir politique par des institutions internationales oligarchiques. 

Dans une économie moderne, la première forme de solidarité et de justice passe par l’investissement. Cela veut dire que la pure liberté de circulation des capitaux est un abus, qui détruit la solidarité du capitalisme qui associe dans une logique de développement le capital, le travail et le tissu économique national. Rompre cette solidarité capitalistique, rompre la solidarité entre le travail et le capital, c’est passer d’une économie du développement à une économie de pillage et d’appropriation. C’est remplacer la démocratie par l’oligarchie libérale. Dans ce cadre, les institutions démocratiques ne sont qu’une imposture.

Ceux qui abusent des marchés pour détruire la solidarité commettent des actes de barbarie et doivent être punis à ce titre.

 

 

C. Libérer les entrepreneurs pour rétablir le bien commun

 

La réforme consiste à favoriser les entrepreneurs, à redéfinir le droit social, redessiner la fiscalité, restructurer la sphère publique etc. Toutefois, elle n’a de sens que si elle s’efforce de redonner un avenir économique et solidaire. Cela suppose de rompre avec les règles de l’économie financière et individualiste, forme moderne, libérale et libertaire de la barbarie à l’anglo-saxonne.

Et le ou les millions de gens honorables qui défilent contre Taubira doivent s’élever au niveau du bien commun, et voir plus loin que leur propre famille. Car l’on ne peut sans hypocrisie défendre la famille sans défendre son avenir économique et ses droits démocratiques. On ne peut sans contradiction s’opposer au libertaires qui attaquent la famille sans s’opposer aux libertaires qui détruisent notre économie nationale. Si l’on a la chance de jouir encore d’une vie aisée, il faut penser aux millions de Français qui mènent de plus en plus une vie de chien, aux immigrés à intégrer dans un ordre de justice civilisé, au monde arabe en désespoir, à l’Afrique qui tombe dans l’anarchie à cause de toutes ces folies. 

Le travail est donné par des entrepreneurs. Le droit à la vie, c’est aussi le droit aux entrepreneurs et c’est le droit des entrepreneurs à la liberté créatrice. Libérer les entrepreneurs et les encourager, c’est la priorité économique d’une Force de Vie. Bien évidemment une Force de Vie respecte la propriété et la liberté économique. Mais elle y voit autant un devoir qu’un droit.

Libérer les entrepreneurs, c’est procéder à un remplacement radical de l’élite administrative. Le pouvoir politique est le monopole d’une oligarchie jacobine, d’ascendance populaire et solidaire, mais qui a trahi ses idées, et la France et l’Europe, en adoptant les dogmes libéraux-libertaires anglo-saxons. De plus, elle a fait semblant de garder ses idéaux, en conjuguant à la mondialisation libérale un despotisme administratif jacobin. La vitalité économique de notre pays est étranglée par les deux mâchoires jacobine et libérale.

 

 

D. Remplacer l’oligarchie française par une nouvelle élite démocratique

 

L’oligarchie française a préservé et accru au maximum son pouvoir et persévéré dans toutes ses aberrations jacobines au niveau national. Refusant de reconnaître que par son refus de réformer, elle a lâchement opté (droite et gauche confondues) pour la désindustrialisation et le chômage. Sans avoir jamais eu le courage de lutter pour changer les règles du jeu international, elle a joui du pouvoir en condamnant l’avenir économique des Français. Elle a remplacé indéfiniment les salariés des entreprises détruites par d’innombrables emplois publics semi-fictifs, financés par de la dette et toujours plus d’impôt extorqué à une économie productive toujours en déclin. Elle est aujourd’hui incapable de protéger les emplois publics, ceux dont elle a fait sa clientèle électorale, après leur avoir ôté tout avenir dans une économie compétitive et créative. Son dernier recours est de vendre le pays à l’encan. Elle est aujourd’hui au pied du mur. L’inévitable effondrement des finances du pays mettra bientôt à jour la réalité du déclin économique à cause d’une gouvernance criminelle.    

Dans un projet de bien commun, il faut réformer le pays (chacun sait ce qu’il faudrait faire pour ça et on a cent rapports non appliqués qui disent tous la même chose). Pour le réformer sans violence et dans une union irrésistible, il s’agit de reconstruire à la fois la souveraineté démocratique et redonner une stratégie économique de croissance et d’innovation. En pratiquant une diplomatie très active, nous coordonnant avec nos voisins, nous pouvons  tendre à constituer le monde comme un réseau de zones économiques cohérentes et relativement solidaires. A commencer par l’Europe.

L’économie de marché n’est qu’une barbarie si elle détruit les fondamentaux de la civilisation et de la démocratie : traditions culturelles de sagesse, autorité et souveraineté des Etats, cadres nationaux où s’exerce la solidarité.

 

En conclusion sur ce point de l’économie, le marché doit s’accorder avec la solidarité – et réciproquement. Par conséquent, nous rejetons des règles économiques libertaires, inacceptables, qui ne laissent aux Européens le choix qu’entre le chômage et la prolétarisation.

Ces mêmes règles sont aussi très loin de permettre un développement suffisant dans le monde arabe et l’Afrique, parce qu’elles ne sont pas compatibles avec l’autorité et la probité d’Etats assis sur une solide légitimité enracinée dans la tradition culturelle. La solidarité, c’est-à-dire l’assurance, doit devenir le moteur d’une économie moderne et juste, républicaine et de bien commun, au-delà du jacobinisme et de la tyrannie de l’individualisme anglo-saxon.   

Ceci nous conduit au second volet de notre action.

  

 

 

2. Une Force de Vie politique et culturelle, pour la civilisation, la liberté et la paix. 

 

Sur ce deuxième volet, disons en peu de mots l’essentiel.

 

 

A. L’Europe des Nations civilisées

 

L’Europe, c’est d’abord une volonté de paix entre des Nations qui se sont trop combattues.  

Les Nations européennes, paralysées dans un carcan de traités qui ne profitent qu’à une oligarchie, reprendront leur liberté d’action. Elles sauront coopérer et seront des multiplicateurs de puissance les unes pour les autres, comme sous De Gaulle et Adenauer. C’est en ce sens que l’Europe est indispensable.

L’Europe est un ensemble de Nations. La Nation est la cadre naturel de la démocratie. Il n’y a pas de justice possible en dehors de cet espace national. Une Force de Vie doit donc rendre toute leur place aux nations.

Les Nations vont de toute façon se rénover et se reconstituer, avec la faillite du système individualiste anglo-saxon, avec la fin de l’empire américain. Grâce à l’existence de plusieurs immigrations, qui ne peuvent s’unir dans la paix que dans de nouveaux pactes sociaux.

Seul l’humanisme de notre civilisation peut renouveler en Europe l’existence de nations civilisées, sans nationalisme barbare et (surtout pour la France) absurdement anti-africain.

L’Union Européenne, en sa forme actuelle, est entièrement relative à l’existence de l’hégémonie américaine et elle a pour fonction essentielle d’être une courroie de transmission permettant de nous imposer les règles de mort de l’économie libertaire. Les Nations sont ficelées dans une fédération assez forte pour inhiber leur liberté d’action, mais trop faible structurellement pour pouvoir posséder une autonomie stratégique.

On n’a jamais vu une aussi grosse opération de fusion acquisition dégager une plus-value aussi dérisoire.

La paix en Europe n’a pas été due à l’Europe elle-même, mais à notre commun assujettissement à l’empire américain. Cette puissance cherche à diviser le continent en nous fâchant avec la Russie, avec laquelle nous avons des complémentarités évidentes. Elle cherche à empêcher l’Europe de représenter une puissance autonome et civilisée.

 

 

B. La France dans le monde  

 

L’Europe ne doit pas nous empêcher de regarder l’Afrique et l’avenir réel de la France. La France, c’est son génie. Son génie, c’est sa langue. Si les choses continuent, il y aura un milliard de francophones dans une génération et un continent immense ayant avec nous les plus magnifiques complémentarités. L’avenir de la France est tout autant en Afrique qu’en Europe. Quelle absurdité et quel aveuglement que de ne pas aimer l’Afrique et les Africains, quand on dit aimer la France et les Français ! A côté de cela, quel est l’avenir de l’Europe dont les populations vieillissent ?

Quelle sera la pérennité des Etats-Empires, à la masse milliardaire ? Ne connaîtront-ils pas des processus de nationalisation ? Peut-être. L’Europe alors, si elle ne s’est pas bêtement dénationalisée, mais si elle a su organiser sa fraternité coopérative, sera un modèle pertinent au dehors.    

C’est pour cela que la Nation qui va se reconstituer partout en Europe, et d’abord en France, sera la Nation civilisée, qui n’aura rien d’étroitement nationaliste ou de xénophobe. La Nation civilisée est ce dont le monde a besoin, pour éviter la prédation par des libéraux barbares, éviter le chaos, les maffias, maintenir l’harmonie sociale et la dignité de l’existence.

 

 

C. Renaissance de la culture européenne

 

Notre Nation vivra la renaissance d’une culture humaniste déjà enracinée dans deux mille cinq cents ans de tradition judéo-chrétienne, scientifique et philosophique ininterrompue.

Une Force de Vie dit « Non ! » à l’Alzheimer  culturel, à la castration et à l’excision culturelles par le politiquement correct. Que les Européens soient conscients et fiers de leurs traditions philosophiques, scientifiques et religieuses plus que bimillénaires.  

Bien sûr il y a l’islam. Que serait l’islamisme, sans l’argent des monarchies du Golfe, et sans les manœuvres de la CIA ? L’islam vivra sa vie.

L’Europe s’éveillera soudain, peut-être d’abord en France, de l’amnésie obligatoire du politiquement correct libertaire et nihiliste. Les défis culturels lancés à notre tradition sont ce qui va la forcer à se transcender une fois de plus.

La nation civilisée respectera la subsidiarité, qui conseille de rendre aux territoires une liberté de manœuvre par rapport à Paris.

 

 

D. Une Europe indépendante de Wall-Street et de Washington, amie d’une démocratie américaine à refonder

  

Une Force de Vie en France refuse un monde dominé par 1% des Etats-Unis, servis à Paris et Bruxelles par des laquais. Cette Force n’a absolument rien contre les Etats-Unis comme nation et comme démocratie, mais rejette une domination impériale, oligarchique et financière contraire à l’intérêt de tous les peuples, notamment américain.

 

 

E. Absolument « Non ! » à la guerre, qu’elle soit chaude ou froide  

 

La démesure politique de l’impérialisme, et de plus la menace de la faillite, font fuir Washington en avant et l’exposent à toutes les folies. Une Force de Vie dit d’avance : « Non à la guerre ! » La France a su avec Napoléon ce que c’est que de prendre « la grosse tête », et de se retrouver par terre. Elle doit avec les autres Européens aider les Américains à reprendre leurs esprits, à réapprendre l’humilité, à redevenir une démocratie, et une Nation civilisée comme les autres, capable de vivre à égalité au milieu des autres, en se souciant de son développement économique et de son peuple. 

 

Une Force de Vie a le sens du bien commun européen et universel.


Commentaires 

 
0 # carlo brumat 2014-04-28 03:48 Άγαθῇ τύχῃ
Carlo
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0 # François de 7thal 2014-05-04 07:53 Bravo et courage.

peux-tu m'envoyer ton email et ton adresse complète avec téléphone, merci.

François.
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