Vive la Bretagne !

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Le texte suivant a été écrit, en réponse à mon précédent article, par un grand chef d’entreprise breton qui est en même temps un vrai cerveau politique. Le texte focalise sur la Bretagne, mais concerne aussi la France dans son ensemble.

Il est important : la Bretagne est l'allumette qui permettra la mise à feu de la réforme et de la Renaissance dans ce pays.

Ce que fait la Bretagne pour lutter pour sa survie est à la fois inconnu, énorme, admirable. La victoire sur l'écotaxe de Bercy (ce cœur du cœur de l'oligarchie), n'est que la partie visible de l'iceberg. Nous en parlerons bientôt.

Contournant les fonctionnaires syndicaux de l'oligarchie et les larbins politiques de l'oligarchie, les Bretons se sont unis, paysans, ouvriers, patrons, pêcheurs, etc. contre la politique de mort de Paris et de Bruxelles, alias de Washington et New York.

Avec l'autorisation de son auteur, un des meilleurs connaisseurs de notre pays, remarquablement renseigné, et dont j'admire autant la pensée que la créativité et le courage, je reproduis ici son texte, écrit au fil de la plume. Chacun pourra l'apprécier. Je n'y rajoute pas d'intertitres, car il n'est pas si long que cela, mais je me permets d’ajouter à son texte quelques remarques entre crochets et en italique.

Voilà un texte qui mérite d'éclairer cette Force de Vie dont a aujourd'hui besoin notre pays. Voilà ce que pensent les patrons de ce pays, quand ils continuent à lutter pour donner du travail aux gens et pour éviter à la jeunesse un avenir de clochardisation et d'esclavagisme. Vive la Bretagne ! Vive la France ! Et vive l'Europe composée de gens de cette trempe !

 

 

Oui les deux « équipes » (la Gauche et la Droite) sont d'accord pour partager les mêmes règles, c'est tellement vrai que pour les financements occultes des présidentielles chaque équipe se partage par moitié les détournements. Et je prends le pari que le moment venu, ils renouvelleront l’accord dans le partage de l'avantage fiscal consenti aux investisseurs qataris. C'est disent-ils que la démocratie doit être défendue, entretenue, et qu'elle vaut bien quelques petits arrangements. Les juges savent tout cela et s'en emparent. 

Il faudra un coup de torchon générationnel avant de retrouver le droit chemin, à moins que ce ne soit un coup de tabac par un changement de constitution.   

 

De deux choses l'une :

 

ou bien la France renonce à sa « pyramide », à ses oligarques, à ses Grands Corps. En ce cas, la prise en considération du Territoire est une voie possible et la Bretagne serait comme un Länder, d'abord au service d'elle-même.

[Il n’y a pas à critiquer les Bretons en cela – pas plus que les Catalans, ou les Ecossais, ou les Vénitiens. Si la Nation faisait son travail, nous n’en serions pas là. L’Etat et l’UE condamnent les Bretons à la mort économique ; comment n’essayeraient-ils pas de survivre et d’établir une économie de croissance au seul niveau où existe encore une liberté démocratique par rapport à la ploutocratie libérale-libertaire ?]

 

ou bien la France reste ce qu'elle est ; en ce cas, de heurts en malheurs, le « Pentagone économique allemand » [c’est-à-dire l’organisation des industriels, des innombrables PME et grandes sociétés allemandes réunies] fera fléchir Madame Merkel ; en ce cas, il en sera fini de l'Euro, et ce sera en France : ou bien les « Länder » ou bien le Front National.

 

[Il faut prendre en compte « l’effet Snowden » : la NSA écoute tout le monde depuis des années ; cela veut dire que, (mises à part les personnes qui sont « clean absolument à 100% »), tous les hommes et toutes les femmes politiques qui ont la moindre petite chose sur la conscience sont victimes potentielles de chantage, et le savent. Et compte tenu de la servilité de la presse, et de toutes les ficelles que la CIA peut tirer dans les pays européens, n’importe qui, aussi petite que soit sa défaillance, peut faire l’objet d’un matraquage médiatique mortel. Non seulement nous ne sommes plus en démocratie, mais encore nous sommes des nations sous contrôle, et nous le resterons aussi longtemps que nous n’aurons pas procédé à tous les changements nécessaires.]

 

 

Une logique voisine amène la droite à aller aussi loin que possible dans la prédation sur les entreprises : on n'est jamais trahi que par les siens.

Ils ont d'abord instillé que le profit était malsain, quand bien même certain d'entre eux positionnés sur les entreprises étatiques se servent grassement. Ces oligarques de droite ont tant fait que déplaçant le point d'équilibre entre espérance de profit et répudiation sociétale, ils sont parvenus à ce que les entrepreneurs ou bien partent, ou bien abdiquent. Moins il y aura d'élus entrepreneurs, ou capables de devenir entrepreneurs, et plus les choses s'aggraveront.

 

Quant aux élus de gauche, on ne peut faire plus simple que de reprendre ce que disait Ayrault : « Aussi longtemps que les entreprises trouveront acquéreurs je ne m'inquiéterai pas. » C'est fait. Il n'y aura pas plus d'acquéreurs aujourd’hui pour des milliers d'entreprises, que voici 20 ans, il n'y avait d'acquéreur pour les boucheries ou autre métiers d'artisanat dans les villages.



Le chemin sera long, à moins qu'il ne soit violent.

La violence naît lorsque manquent les mots pour l'exprimer. 

Les Bonnets Rouges deviendront violents si nul ne leur indique une autre route.

Il nous faut redonner primauté au Territoire, au vivre ensemble dans la parcimonie, la solidarité, recommencer à faire sens ensemble, envers et contre tout ce qui divise, depuis l'oligarchie jusque dans chaque village.

Redonner honneur au travail, à l'honnêteté, au profit.

Reconstruire par le bas les liens entre le profit et la solidarité, en redistribuant autrement ce qui peut être prélevé sur la « Machine ».

 

Pour cela :

 

Abaissons le coût de la vie en devenant propriétaires des entreprises qui fournissent les besoins primaires ; aujourd'hui elles sont des mains invisibles de l'oligarchie ; il faut que demain ces entreprises, dans un contrat nouveau avec le Territoire, deviennent des liens entre les citoyens d'un territoire.

 

Exigeons le juste retour des comportements loyaux à l'encontre de ceux qui ne le sont pas. Quiconque l'exige devient un lien d'humanisme.

 

Oui la Bretagne peut être la première à mettre en œuvre tout ceci, [puisqu’elle est de toutes les régions celle qui doit le plus choisir entre la réforme et la mort]. Ici l'économie souterraine est à moins de 3% quand la moyenne nationale est entre 14 et 15%. [D’où l’effet dévastateur de la monstrueuse fiscalité.]

Oui la Bretagne pourrait remettre de l'humanisme, si elle récupérait la parcimonie de ses dépenses de Sécurité Sociale, qui sont inférieures de 25% à la moyenne nationale. Et pour cela l'Alsace montre que c'est possible.

 

Occupons nous des hommes et le reste nous viendra par surcroît.

Nous avons en France 99% de ce qu’il faut et 1% de ce qu’il ne faut pas. [Conclusion étonnamment encourageante et qui montre combien il serait vain de désespérer.]


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