Et maintenant ? Dans le sillage de la Très Grande Manifestation

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Ce texte a été écrit en étroite coopération avec Thomas Hude, 29 ans, ancien élève de l'ENS-Ulm (mathématiques) et d'HEC. Il exprime ainsi la vision commune à deux générations à travers la diversité de leurs formations et de leurs expériences. 

 

 

Les Français ont l’intuition et le sentiment qu’un monde ancien est en train de s’écrouler, et qu’un monde nouveau est en train de naître. Les Français, comme de nombreux autres peuples européens, rentrent à nouveau dans le temps de l’Histoire.

 

Ce qui vient de commencer est un mouvement historique de contestation d’un système politico-économique libéral-libertaire. Celui-ci est une version dégradée du grand libéralisme issu de la philosophie des Lumières, qui n’existe plus aujourd’hui.

 

Ce système est en faillite démocratique, économique et spirituelle. La légitimité de son élite est en train de s’effondrer. Le mouvement historique qui commence aujourd’hui peut durer dix ou quinze ans. Il s’achèvera par le remplacement de ce système, et de son élite, par quelque chose de nouveau, qui n’est pas encore défini.  

 

 

 

Le système qui s’effondre

 

La preuve que ce régime est en train de s’écrouler, c’est qu’il se radicalise. Les deux premières victimes sont 1° la démocratie et la culture de liberté ; 2° le bien commun économique de tous - ceci est essentiel et va être expliqué.

 

En même temps que le monde libéral-libertaire devient un chaos, il tente de se sauver par une manipulation des institutions démocratiques et de l’ordre juridique, qui prend de plus en plus l'aspect d’une dérive totalitaire.

 

Le principe fondamental de ce que nous pouvons commencer à appeler « l’ancien régime », c’est la liberté arbitraire et libertaire dans la gestion financière et économique du monde. Là est le cœur du problème. Là est l’enjeu du pouvoir. Là est la base de l’oligarchie.

 

La philosophie libertaire n’a d’autre objet que de justifier cet égoïsme de classe. Et les lois libertaires qui déstructurent le mariage et la famille, ainsi que la culture et l’éducation, ont pour objet principal de tenter de solidariser le peuple avec cette philosophie qui le ruine. A partir du moment où l’on peut décider arbitrairement n’importe quoi en matière familiale, et qu’on peut même fabriquer des orphelins pour son plaisir, comment n’aurait-on pas le droit, à bien plus forte raison, de faire n’importe quoi de son argent dans la seule vue de son intérêt égoïste à court terme et même de fabriquer des chômeurs si on peut en tirer profit ?

 

 

 

L’économie oligarchique libertaire

 

En matière économique, l’individualisme libéral-libertaire brise le cercle vertueux du capitalisme. Le capitalisme traditionnel, le seul qui ait une valeur, c’est celui des ingénieurs et des entrepreneurs. Il devrait n’avoir rien à voir avec le libéralisme économique libertaire et financier. Le capitalisme traditionnel, par la liberté d’entreprise, par les investissements à long terme dans l’éducation et la santé, les infrastructures, le capital des entreprises, la science et l’innovation, produit du développement économique et du progrès social dans le pays. La dernière fois qu’on a appliqué ce modèle en France, on a appelé cela les « Trente Glorieuses ».

 

Dans les pays d’Europe en crise, ce modèle a été abandonné depuis trente ans (Thatcher, Mitterrand, etc.). Tout le bien qu’on dit du modèle allemand, aujourd’hui, revient à observer que les Allemands ont moins abandonné le capitalisme que nous. Ils continuent à investir dans le but de développer leur économie et de donner du travail aux gens. Et, même s’ils ont dû adopter des réformes de l’économie en grande partie libertaires, leur masse de PME et de puissance économique intermédiaire leur permet de continuer à avoir une vraie politique capitaliste. En revanche, chez nous, le capitalisme entrepreneurial est écrasé par la coalition des grands groupes libéraux et d’une Administration qui a gardé des réflexes archaïquement socialistes. Cette Administration, impuissante à orienter les grands groupes vers le développement économique du pays, persécute le tissu capitaliste. De là la fin du développement et du progrès social. Le bien commun économique a été abandonné au profit des intérêts financiers à court terme d’une minorité infime.

 

La conséquence en est tout simplement la mort économique des peuples. De là, face à cet égoïsme véritablement monstrueux, et à la complicité de la classe politique dans son ensemble, une révolte populaire. Celle-ci est en train de devenir une révolution, à mesure que le peuple désespéré, privé de son système démocratique, et que les libertaires croyaient avoir réduit à d’impuissantes jacqueries, n’est plus seul. Il se voit peu à peu rejoint et encadré par des élites, en partie capitalistes et en partie non libertaires, qui sont la classe dirigeante de demain. 

 

 

 

Le « piège démocratique » 

 

En matière politique, la classe dirigeante libertaire ne peut plus se permettre de laisser fonctionner une démocratie effective digne. C’est évident, puisqu’elle refuse toute évolution à des peuples libres, qui veulent des changements massifs dans la structure de leur élite et dans la gouvernance économique.

 

Les libertaires sont donc forcés de manipuler la démocratie, de subvertir l’ordre juridique, et d’affaiblir le peuple en le divisant.

 

Pour sauver son système en faillite, l’oligarchie libérale-libertaire se retrouve forcée d’annuler le fonctionnement de la démocratie par ce que nous appelons un « piège démocratique ». En quoi consiste-t-il ?

 

Deux partis oligarchiques libéraux-libertaires, l’un un peu plus libéral, l’autre un peu plus libertaire, vont donner l’illusion d’une alternance démocratique tout en trahissant l’un après l’autre la volonté générale. Tous ceux qui rejettent cette alternance trompeuse sont ainsi renvoyés vers des partis extrémistes largement préfabriqués, qui font eux-mêmes partie du système. C’est ainsi que rien ne peut changer et que l’intégralité du pouvoir soi-disant démocratique se retrouve concentrée entre les mains d’une infime minorité non représentative et profondément illégitime. Le tout sous la domination du Léviathan médiatique.

 

En disant cela, nous ne nous sommes pas seuls contre tous, mais avec l’immense majorité contre l’oligarchie. Il y a en effet une foule immense de citoyens dignes et de gens de bonne volonté dans tous ces partis. Ils vont comprendre petit à petit que leur action est vaine, qu’ils jouent en réalité le jeu de l’oligarchie libertaire. Le piège cessera de fonctionner quand ils se retrouveront ensemble dans le grand mouvement historique en train de naître. Celui-ci transcende complètement les sophistications partisanes de « l’ancien régime ».

 

Cette oligarchie libertaire, déjà démocratiquement illégitime au niveau national, transfère pour plus de sécurité le maximum de pouvoir à des niveaux si élevés qu’aucun peuple n’y a accès et que les lobbies et les cartels sont les seuls à pouvoir s’y exercer effectivement. Elle a ainsi livré à ses bureaucraties et à ses cartels l’émission de la monnaie, les taux d’intérêt, la politique de change, la politique concurrentielle, la politique douanière, la politique agricole, les normes dans tous les domaines, ainsi que l’imposition des politiques de régression économique des peuples, qu’on appelle "austérité". Ces politiques n’ont certainement pas pour but de rétablir la rentabilité des économies, pour permettre le retour de la croissance, mais elles visent à perpétuer les abus oligarchiques en faisant payer par la force aux peuples les pertes de ce système.

 

Au piège démocratique, elle ajoute le « piège juridique ». Tout pouvoir démocratique est a priori mis sous la tutelle d’un Droit et de Traités qui garantissent à l’oligarchie la perpétuité de sa domination. Non seulement le pouvoir démocratique est vidé de sa substance et manipulé, mais quand bien même il prendrait les bonnes décisions, celles-ci seraient annulées par l’action d’institutions internationales.

 

Heureusement tout cela est réversible : l’Union soviétique s’est effondrée le jour où la république de Russie a déclaré que ses lois étaient souveraines par rapport à celles de l’Union soviétique. Ainsi en sera-t-il de cette domination oligarchique, qui est le dévoiement complet de toute espèce de projet européen.

 

La démocratie est détruite également via la destruction du capitalisme entrepreneurial, dont il a déjà été question plus haut. Ce dernier est en effet l’une des assises les plus indispensables de la démocratie : sans la prospérité, sans les classes moyennes et l’élite économique intermédiaire, on oscille toujours entre la dictature socialiste de l’État et l’oligarchie libérale. Ce sont là les deux maux qui sont en train de tuer l’économie française. Elle meurt d’étouffement, sous le poids des taxes, des normes et de l’Administration, d’un État et d’un système de solidarité sociale qui sont aujourd’hui obèses, inefficaces et archaïques. Elle meurt aussi d’hémorragie par la gestion financière des grands groupes, uniquement orientée vers la rentabilité financière à court terme, et qui regardent bien au-delà des régions et des travailleurs français pour trouver des sources de profit.

 

 

 

La démesure idéologique 

 

Dans l’ordre culturel, l’oligarchie libérale-libertaire n’offre d’autre sens et d’autre but que l’exercice d’une liberté arbitraire dans le néant, par l’amnésie et la transgression. Elle prétend faire de cette vacuité le seul contenu de la culture du peuple. Elle prétend la lui rendre obligatoire et ne pas tolérer qu’il puisse penser, parler, éduquer ou vivre selon d’autre règle que celle de son nihilisme d’État. Au nom de ce nihilisme, elle prétend détruire la famille, endoctriner la jeunesse, fabriquer des orphelins, monopoliser et industrialiser la reproduction, comme si rien n’existait en dehors de sa volonté arbitraire, mégalomane et totalitaire.

 

Une minorité de minorité de transgressifs nihilistes se radicalise et prétend imposer une orthodoxie libertaire. Elle espère secrètement que le peuple se trouvera déstructuré et désarmé à jamais devant le libertarisme de la finance, à partir du moment où ils auront pu lui inoculer le libertarisme du plaisir et de l’opinion arbitraire.

 

L’oligarchie se jette ainsi dans des absurdités dignes de celle des terroristes de 1793. Le parlement vote des anthropologies absurdes et prévoit de persécuter ceux qui n’y croient pas, c’est-à-dire à peu près tout le monde sauf une secte d’idéologues, et ce au nom de la non-discrimination.

 

Par la démesure de son nihilisme, par sa dérive totalitaire, par le ridicule, l’odieux et l’absurdité de ses ukases doctrinaux, le libertarisme révolte la partie de l’élite qui n’est pas libertaire – toute celle dont c’est le métier de faire quelque chose de sérieux, ou de savoir sérieusement quelque chose, toute celle dont ce n’est pas le métier que de se faire plaisir en racontant n’importe quoi dans des meetings politiques ou de vendre des images à la télévision. Les libertaires révoltent et indignent tous ceux qui ne se sont pas laissé arracher par son nihilisme tout sentiment, intuition et mémoire de ce que sont science et vérité, art et beauté, dignité, liberté et devoir civique, moralité, diversité des religions. Et tous s’écrient d’une seule voix : le nihilisme totalitaire ne passera pas.

 

 

  

Premier pas dans la constitution d’un nouveau régime

 

Telle est sa démesure fatale, à l’origine du mouvement qui va causer sa perte. Par ses excès choquants, l’oligarchie rompt avec l’élite non libertaire, de même qu’elle a depuis longtemps rompu avec le peuple. A terme, c’est l’alliance entre le peuple et les élites, tant entrepreneuriales, que non libertaires, qui remplacera l’ancien régime. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est le passage de l’élite non libertaire dans l’opposition résolue à l’ancien régime. Elle s’y retrouve avec les classes populaires et elle y attend l’élite capitaliste entrepreneuriale. On voit déjà se structurer l’univers politique du nouveau régime.

A SUIVRE

Commentaires 

 
+4 # paulau 2013-04-01 19:03 Non au mariage gay et à la reconnaissance juridique de l' homoparentalité .

I. Le langage
La normalophobie.

L'habitude a été prise, depuis une douzaine d’années, d’utiliser systématiquemen t les termes d’homosexualité ou d’hétérosexuali té, au point que personne ne parle plus d'orientation sexuelle normale ou d'orientation sexuelle déviante. Certains sympathisants de la cause homosexuelle refusent même l’emploi du terme « normal » quand il s’applique à la sexualité. Ils ne tolèrent pas que l’on puisse ainsi porter un jugement sur les orientations sexuelles ni, par conséquent, réfléchir sur le mariage gay et l’homoparentali .

Des mots précis.

L'emploi d'un même terme pour désigner deux réalités différentes conduit à des confusions.
On ne peut donner un même nom, en l'occurrence "couple" à l'union homosexuelle et à l'union hétérosexuelle. En effet l'union d'un homme et d'une femme est différente de l'union entre deux hommes ou entre deux femmes, à moins de considérer que l'homme est identique à la femme.
L'homosexualité est une forme d' intolérance à l'altérité sexuelle alors que l'hétérosexualité fait vivre la complémentarité sexuelle.
L'utilisation d'un même terme, "couple" pour désigner deux réalités différentes, et même antagonistes, est anormale.
A deux types d'unions différentes il faut donner des noms différents : "couple", comme on l'utilise depuis toujours pour les unions hétérosexuelles et, pour les unions homosexuelles, on peut préconiser le terme "paire" car cette union concerne deux personnes de sexe identique.
Si le couple est composé de deux personnes c'est qu'il y a deux sexes différents. Le chiffre "2", en tant que tel, n'ouvre aucun droit. S' agissant d’homosexuels, le sexe étant le même pour les deux personnes, cette reconnaissance juridique de la vie à deux n’offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq.

Toute confusion dans les termes entraîne une confusion dans la perception de ces deux réalités. Cette confusion peut amener à souhaiter un même régime juridique , en l'occurrence le mariage, pour des unions qui sont différentes.
II. La loi et le mariage

Avec le mariage la société reconnaît juridiquement l'importance de l'altérité sexuelle et lui rend hommage, en mariant par exemple des couples qui ne peuvent pas, ou plus, enfanter. La société sait que seule l' union d’un homme et d’une femme permet potentiellement d' assurer son avenir. Les hétérosexuels n'ont jamais eu besoin de réclamer un droit au mariage , car une telle possibilité est évidente depuis la nuit des temps.

Le mariage n’a pas été créé pour permettre au législateur de remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, homo ou hétéro, ni pour s’occuper d’amour. Le maire n’a d’ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils s’aiment ou non. Il ne leur demande pas non plus leur orientation sexuelle, cette dernière, quelle qu'elle soit, ne confère aucun droit. Le mariage est ouvert à tous. Il ne crée ni une injustice ni une discrimination envers les personnes qui sont incapables d’établir une relation complète avec le sexe opposé. Leur déviance de l'orientation sexuelle est la seule cause de leur incapacité à se marier.
Si chaque individu peut librement se marier, est l' égal des autres devant le mariage, l'union homosexuelle, elle, n'est pas égale à l'union hétérosexuelle. Seules des choses identiques peuvent être traitées d'une façon égale.

Malgré le chantage à l'homophobie le législateur n’a pas à étendre le mariage à une union différente de celle pour lequel il est prévu, cela d’autant plus qu’ avec le mariage, le plus souvent, un tiers est concerné : l’enfant . Le législateur, par le mariage, propose un cadre au couple afin de l’aider à se stabiliser et protéger ainsi l’enfant né ou à naître.
S’il est exact que des homosexuels peuvent avoir la charge d’enfants, la demande de reconnaissance juridique de l’homoparentali té comme une forme de paternité est inutile, l'enfant ayant un état civil et donc un régime juridique clair.
III. L’enfant
Une fraction du lobby homosexuel souhaiterait assimiler le couple avec enfant et une paire d ' homosexuels élevant un enfant. En effet l’apparence de ces derniers se rapproche de celle du couple normal. Les demandes d’accès au mariage et à l’adoption peuvent de ce fait apparaître parfois comme destinées à faire oublier le caractère spécifique de l’homosexualité . L’enfant deviendrait alors un moyen mis au service d’une cause qui n’est pas la sienne.
Les maltraitances d' enfants, quant à elles, doivent être sanctionnées si des parents sont indignes. Les enfants placés dans une famille d’adoption doivent y retrouver le père et la mère qui leur manquent. On ne doit pas utiliser le malheur de ces enfants afin de démontrer qu’ils seraient mieux dans une famille de deux hommes ou deux femmes que dans leur famille d’origine et les transformer ainsi en propagandiste obligés de l’homoparentali . Quant à l’adoption par un célibataire elle devrait prioritairement permettre que des enfants puissent être adoptés par leur oncle, leur tante, ou un autre membre célibataire de sa propre famille.

La loi n’a pas à entériner toutes les situations de fait découlant du comportement de tel ou tel individu sauf à créer une règle par individu et par situation ce qui entraînerait la disparition de la notion même de droit. L’homosexualité a toujours existé, elle est admise par notre société. Ce comportement n’a cependant pas vocation à être à l’origine d’une modification de la législation sur le mariage.
IV Non au mariage pour les gays
L'union hétérosexuelle peut donner la vie, pas l'union homosexuelle. La première respecte l'altérité sexuelle, la seconde l'ignore. Les principes d'égalité, de non-discrimination, ne s'opposent pas à ce que le législateur règle de façon différentes des situations différentes.

Si l''homosexualité apparaît être une déviance de l'orientation sexuelle tolérée par la société, ce comportement n'a pas vocation à entraîner un changement des règles régissant le mariage.
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Henri Paul Hude 2013-04-27 12:34 Ami,
Je ne prends connaissance qu\\\'aujourd\\\'hui de votre riche commentaire, ayant été fort occupé depuis quinze jours.
Vous développez toute une réflexion sur le point précis touché par la loi Taubira. Il est vrai que ce n\\\'est pas mon angle d\\\'attaque de prédilection.
La matière de cette loi est importante, mais elle compte peut-être moins que son esprit.
Sa matière, ce sont l\\\'homosexualité, le mariage, l\\\'adoption, la procréation, etc. Mais son esprit, c\\\'est la liberté définie par la transgression.
Le plus important pour ses promoteurs - à mon avis - n\\\'est pas l\\\'homosexualité, ou la procréation, ou l\\\'adoption, mais la transgression.
A la limite, les homosexuels avec leur besoin de reconnaissance sont instrumentalisé s par une politique de transgression.
Regardez le président Hollande : il ne s\\\'est jamais marié. Pour lui, la norme idéale, c\\\'est clairement l\\\'\\\"union libre\\\". Le mariage serait plutôt une forme d\\\'\\\"union non libre\\\". Et vive la liberté. Alors pourquoi le mariage pour qui que ce soit ?
Pourquoi ne pas laisser dans l\\\'union libre les homosexuels ? Ce serait beaucoup plus logique.
Réponse : sans doute parce qu\\\'un plaisir particulier de transgression, ou de désacralisation , voire de profanation, pour certaines personnes, s\\\'attache à l\\\'idée du \\\"mariage homo\\\". L\\\'important est de violer la nature en tant que possible instance morale, Dieu en tant que Législateur, la Raison en tant que Législatrice, la loi morale en tant qu\\\'objective et fondée, etc. Les nihilistes ne se sentent pas \\\"libres\\\" tant qu\\\'ils ne peuvent pas imposer dogmatiquement la transgression comme essence de la liberté et le Néant comme Fondement de tout.
C\\\'est pour cela que cette loi et surtout l\\\'esprit qui la dicte sont irrecevables dans une société civilisée.
Car une fois que la liberté est posée comme transgression, le consensus des nihilistes fait loi et il n\\\'y a rien qu\\\'ils ne puissent imposer aux autres, pourvu qu\\\'ils se mettent d\\\'accord pour le leur imposer et qu\\\'ils manipulent les institutions. C\\\'est cela, le totalitarisme nihiliste. Comme en 1933. Sauf qu\\\'en 1933, la transgression se polarisait plus sur la domination bestiale et la volonté de puissance que sur le sexe et l\\\'esprit d\\\'apprenti-sorcier.
Mais c\\\'est également fou et le peuple s\\\'en rend compte. Comme en plus les totalitaires sont en faillite virtuelle et ruinent le peuple, cela risque de mal finir pour eux.
A leur place je ne ferais pas tapis aujourd\\\'hui en provoquant la société, sauf s\\\'ils aiment le suicide en tant que possible transgression. C\\\'est d\\\'ailleurs sans doute là le fond d\\\'un certain goût des nihilistes pour l\\\'euthanasie - la souffrance n\\\'étant que la matière et le prétexte.
A mon avis, tout cela ne va nulle part.
Il ne faut pas trop se fixer sur cette loi, qui passera sans doute à la poubelle avec beaucoup d\\\'autres, lors du futur changement de régime. Voyez http://www.henrihude.fr/mes-reflexions/50-democratiedurable/300-2013-04-24-17-56-51
Bien à vous. HH
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
+2 # Jean-Marie MATHIEU 2013-04-01 19:40 Bravo pour ces excellentes et pertinentes réflexions. Mais comme l'expression ''ancien régime'' peut prête à confusion, mieux vaudrait préciser : ''ancien régime des Lumières'', tout le monde comprendra. Si la France reprend conscience de sa mission dans l'histoire du monde, cela veut dire que le Règne n'est plus très loin…
Joyeux temps pascal ! Allelu-YH !
Jean-Marie MATHIEU
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Henri Paul Hude 2013-04-27 12:47 Cher Jean-Marie, 3 brèves remarques en réponse à votre commentaire, l\'une sur \"ancien régime\", l\'autre sur \"Lumières\" et la dernière sur la \"civilisation de l\'avenir\".

1. Ancien régime. Comme tous les régimes politiques sont mortels, il y a toujours à chaque changement un ancien et un nouveau. C\'est en ce sens général que je prends l\'expression \"ancien régime\".

2. Lumières. Si je vous comprends bien, vous rappelez que les philosophes des Lumières furent globalement hostile au christianisme. C\'est vrai. Mais la philosophie grecque antique lui était aussi opposée, quand l\'empire romain persécutait le christianisme. Voyez, par exemple, l\'empereur Marc-Aurèle, ou le philosophe Porphyre et témoin le contre Celse, du chrétien Origène, au 3ème siècle.
Et pourtant, la religion chrétienne a assimilé la philosophie antique, en y faisant un tri, et l\'approfondissant avec bienveillance et esprit critique.
Je pense que la même chose se produira peu à peu avec la philosophie des Lumières, qui est, paradoxalement, une philosophie chrétienne antichrétienne (Logos, liberté, etc.).

3° La civilisation de l\'avenir. A mon avis, elle ne sera pas nihiliste, parce que ce nihilisme transgressif est cupide et incapable de porter un projet économique et social décent. \"A brave new world\", ou \"Minority report\", etc. sont des cauchemars géniaux, mais des cauchemars seulement.
Mon intuition est que la civilisation de l\'avenir sera culturellement chrétienne dans son inspiration, parce que Jésus—Christ est la figure de base et irremplaçable pour une justice sociale dans une société libre non libertaire.
Et puis ce peuple déboussolé cherchera à la fois la justice et sa tradition dans la liberté.
Mais la civilisation future comportera le respect de la liberté religieuse et elle sauvera le meilleur ds Lumières.
C\'est difficile à expliquer en deux lignes… C\'est en partie le sujet de mon livre Prolégomènes. http://www.amazon.fr/Prol%C3%A9gom%C3%A8nes-choix-humains-Henri-Hude/dp/2845737203
Sincèrement. HH
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
+2 # AUPHAN Olivier 2013-04-01 19:42 Bravo!
Je vous felicite pour votre analyse et votre vision des evenements actuels, qui sont d'une tres grande pertinence, et que je partage pleinement.
On ne lache rien!!!
Vive les Hommes libres!
Vive la Manif pour tous!
Vive la France!

Oliv, de Toulouse
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Henri Paul Hude 2013-04-27 19:15 Merci, Olivier.
Voyez comment marche l\'Histoire.
Cela s\'appelle, de la part du Pouvoir, aller trop loin.
Les nihilistes n\'ont pas seulement fait déborder le vase.
Ils ont catalysé une contre-offensive d\'ampleur historique, qui à mon avis ne s\'arrêtera plus avant de les avoir réduits au néant politique.
Ils ont en effet fait prendre conscience à une bonne moitié de l\'élite que le remplacement définitif d\'une minorité corrompue ayant perdu tout sens moral, et de surcroît incapable, est la seule solution pratique pour retrouver un avenir économique, une harmonie sociale et sortir de la gadoue culturelle.
Tout cela va se faire peu à peu.
Il faut laisser les nihilistes faire faillite.
Les laisser provoquer encore plus la société par leur dérive totalitaire. Les laisser offenser la jeunesse.
En attendant, refaire le lien entre les trois forces démocratiques.
Bâtir la stratégie de remplacement.
Les laisser cuire dans leur jus.
Résister. Maintenir la pression sans répit pendant des mois et des mois.
C\'est eux qui craqueront, car les mêmes causes fondamentales produisent avec constance des effets durables.
Ils révoltent le peuple et le peuple ne va rien lâcher.
Plus ils vont s\'entêter, plus le Peuple leur en voudra et voudra les \"dégager\", purement et simplement.
Mais ça se fera dans le calme. Et dans la loi.
On est des millions et ils ont 10.000 CRS.
Ces fonctionnaires ont le droit de grève et ils n\'ont pas signé pour gazer des mômes et devenir les agents d\'une dictature nihiliste.
HH
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
+1 # vandeweghe 2013-04-01 20:47 Bonsoir Monsieur Hude,

J'adhère à votre analyse de la situation. Vous dites : "On voit déjà se structurer l'univers politique du nouveau régime" : quel est, où est, qui constitue ce nouvel univers politique qui commence à se structurer?
Je souhaite me rallier, me rattacher,appor ter mon soutien à "cet univers".
En vous remerciant,
Salutations,
Cécile Vandeweghe.
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Henri Paul Hude 2013-04-27 22:35 Cher Monsieur Vandeweghe, je me réjouis de votre disposition pour un engagement civique. Le moment viendra, n\'en doutez pas.

Mais comme c\'est très important, il faut prendre le temps de la réflexion. Je suis sûr que vous le prendrez.

En plus, le temps travaille pour nous et la minorité nihiliste en face a perdu de toute façon, parce qu\'on ne peut traiter le chômage sans rejeter le nihilisme et ce qui va avec.

Nous allons gagner, à condition que nous ne gâchions rien par une précipitation inconsidérée.

Voyez-vous, il ne sert à rien de s\'asseoir à une table de jeu où les dés sont pipés. On nous donne le choix entre extrême gauche, gauche, centre gauche, centre droit, droite et extrême droite. Eh bien ! Tant qu\'on se pose la question en ces termes, on ne fait que renforcer le désordre existant. C\'est ce que j\'ai essayé d\'expliquer dans l\'article suivant : http://www.henrihude.fr/mes-reflexions/50-democratiedurable/286-jusqua-quand-subirons-nous-les-liberaux-libertaires-ll-

Vous demanderez : mais alors quoi ? Patience.

Dans l\'espace politique futur, il y aura trois forces, issues de ce que j\'appelle les Florange, les Pigeons et LMPT. Mais, dans un premier temps, il y aura sans doute une union sacrée pour libérer le pays de l\'occupation nihiliste.

Cette réorganisation des forces est ce dont je fais la théorie dans un livre qui vient de paraître, La force de la liberté. Ce livre pourrait vous servir : http://www.amazon.fr/La-force-libert%C3%A9-nouvelle-philosophie/dp/2717865543 Si on ne change ni le langage, ni les concepts, on continuera à subir les nihilistes.

Si j\'étais vous, je me syndiquerais sans plus attendre, par exemple à la CFTC, et j\'y apporterais mon enthousiasme et mon imagination. J\'y poserais aussi la question du renouveau des méthodes et tactiques à employer pour la défense des intérêts des salariés.

Supposez que cinq-cents mille personnes comme vous se syndiquent dans les mois qui viennent, apportant sang neuf et imagination, nous verrions se dresser un puissant syndicat en France, et les banksters qui détruisent l\'avenir économique de nos enfants, et le nôtre, auraient enfin à qui parler. Croyez-moi, cela changerait la donne !

Ce n\'est qu\'un idée parmi d\'autres. Nous en reparlerons sans doute.

Votre sincèrement. HH
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
+1 # Prothon 2013-04-01 21:50 Bonjour,

Merci pour cette analyse claire et syntétique qui illustre tellement ce que nous vivons à travers nos soi-disant élites.
Ils voulaient nous endormir et nous allons presque nous réjouir de leur élection, qui mettent au grand jour l'absurdité d'un régime à bout de souffle et criant de ridicule !
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Henri Paul Hude 2013-04-27 22:44 Cher Prothon, merci. Je pense que vous trouverez de l\\\'intérêt à ce que j\\\'ai écrit à Vandeweghe (commentaire précédent).
L\\\'important, c\\\'est de ne pas avoir peur. Il faut qu\\\'ils sachent qu\\\'ils ne font pas peur. C\\\'est comme ça qu\\\'ils commenceront à réfléchir.
Courage ! HH
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
+1 # Jo Farina 2013-04-02 04:09 votre développement est just et précis,je suis avec vous pour un changement de suite et non dans 5 ans car nous avons touche le fond
s'il vous plait on a besoin de gens comme vous,continuer
merci
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Henri Paul Hude 2013-04-27 22:56 Cher Jo,

les nihilistes en face ne sont pas sots. Ils comprennent avec effarement que la situation était plus dégradée qu\'ils ne le pensaient (ils sont dans leur bulle), et qu\'en poussant le bouchon trop loin, ils ont déclenché une avalanche, qui menace de les engloutir.

Que peuvent-ils faire, dans une situation pré-révolutionnaire ?

Une réponse possible : faire une fausse révolution pour empêcher que ne s\'en produise une vraie.

Exemple : la fausse révolution de 1830. Le peuple voulait faire ce qui a été la vraie révolution de 1848. (Peu importe de savoir aujourd\'hui si cela était sage ou non - ce n\'est qu\'un exemple.) Alors vite, le pouvoir précipite les choses, on change quelques têtes pour ne rien changer d\'essentiel, et c\'est dix-huit ans de gagnés.

La France a besoin d\'un renouvellement profond et non pas d\'un psychodrame national, avec une grosse victime expiatoire, le premier ministre, ou même François Hollande. Cela ne changerait absolument rien.

Il faut laisser les nihilistes cuire dans leur jus et faire faillite eux-mêmes.

En attendant, préparer l\'avenir, réformer nos concepts, changer de langage, mettre au point la stratégie globale de remplacement, nous unir sur elle, organiser les forces politiques, etc.

On va le faire. Votre
HH
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
+1 # Jo Farina 2013-04-02 04:26 la pyramide hierarchie de l'ancienne société va s'écrouler,se briser en une multitude de morceaux informes.
l'ere qui s'annonce vivra un moment tragique;la dépouille des idées,des valeurs et des croyances devient oripeau insupportable:l a corruption du pouvoir salie l'ame;nous naviguons a contre courant,cette nouvelle Loi "mariage pour tous"est un chemin sans issue.
nous devons prendre garde,car a se rythme nous seront bientôt mort.
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Henri Paul Hude 2013-04-27 23:06 On peut en effet passer par des temps difficiles…
L\'oligarchie nihiliste a trois options :
1) elle se réforme à fond et fait ce qu\'il faut faire. Peu probable, mais ce serait le plus économique…
2) Elle est remplacée à froid par un mouvement piloté par le \"triangle démocratique\", où les élites non libertaires auront une place suffisante. En ce cas, les nihilistes se contenteront de perdre le pouvoir définitivement.
3) Le mouvement s\'échauffe trop et en ce cas le peuple furieux cède la place à la populace assoiffée de vengeance. En ce cas, l\'oligarchie regrettera de ne pas avoir choisi 1) ou 2).
Soyons responsables dans notre action et restons calmes.
Votre
HH
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
+1 # @Citadelle91 2013-04-03 10:03 Bravo. Il ne manque qu'un lien pour Twitter directement les articles souhaités. Je vais me débrouiller. Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Henri Paul Hude 2013-04-27 22:59 Bonne suggestion. L\'administrateur le rajoutera sans doute ! Merci à lui et à vous. HH Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Pokendre 2013-04-04 21:15 Bravo pour cette analyse très pertinente et criante de réalité. Il y a une soif de vérité, de renouveau, de liberté et de cadres moraux. Vivement ce nouveau gouvernement! Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
+1 # Pierre-Denis Autric 2013-04-05 07:56 Merci pour vos analyses

Avez vous songé à vous rapprocher de l'écologie humaine issu de la manif pour tous Mouvement de metapolitique qui vise à une réflexion de fond.

Bonne journée.
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Paul N. 2013-04-05 11:05 Monsieur,

J'ai découvert votre pensée par "l'éthique des décideurs" et en partie par votre présentation du livre de B. Royal sur l'éthique du soldat français. Voici donc plusieurs mois que je lis vos billets dont j'apprécie, comme beaucoup, la clarté et la force. Aussi je tenais à vous remercier d'avoir mis des explications claires sur des idées et des impressions que je ressassais depuis des années. J'aurais toutefois quelques questions pratiques à vous poser. Serait-il possible d'entrer en contact direct avec vous ?

En vous remerciant encore pour votre oeuvre,

Paul N.
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # Franck B 2013-04-05 13:37 Bravo pour cette synthèse lumineuse et pour votre engagement, bravo également pour votre article percutant sur l'élection du Pape dans la nef qui m'a permis de vous découvrir Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # François Digard 2013-04-08 08:54 Bonjour Monsieur,
La lecture de votre article quasi prophétique « Et maintenant ? » appelle quelques observations. Mon but est simplement d’attirer votre attention sur quelques faits, analyses ou raccourcis qui risquent d’atténuer la force de votre propos dont je reconnais bien volontiers la puissance.
Vous affirmez « En matière économique, l’individualism e libéral-libertaire brise le cercle vertueux du capitalisme. Le capitalisme traditionnel, le seul qui ait une valeur, c’est celui des ingénieurs et des entrepreneurs. Il devrait n’avoir rien à voir avec le libéralisme économique libertaire et financier. »
Ne pensez vous pas, avec Braudel que le libéralisme né dans les faits au Moyen-Age a toujours été accompagné d’un « contre-marché » où règne, pour faire simple, le droit du plus fort ? Ce que vous appelez « libéralisme économique libertaire et financier » n’est-il pas simplement, plus qu’un système, la manifestation de la perversion du marché par un grand nombre d’individus ?
Mon travail m’amène à étudier de près, et dans la durée, de très nombreuses entreprises côtés en bourses et leurs dirigeants. Mes observations contredisent votre vision opposant le capitalisme traditionnel et le libéralisme économique : dans tous les cas ce sont les hommes qui sont vertueux…ou pas. Certaines entreprises familiales industrielles ne se montrent responsables ni avec leurs clients ni avec leurs salariés et, au contraire, des entreprises aux capitaux internationaux peuvent servir de modèles en termes de développement durable. Le capitalisme n’existe pas sans libéralisme, c’est son terreau vital qui lui permet de prospérer au-delà de l’enceinte de la cité pour le bien du plus grand nombre. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas le réguler, et surtout éduquer les hommes en situation de responsabilité à exercer leur liberté avec discernement.
Vous faites référence aux Trente Glorieuses. Période particulièremen t appréciée en France car chaque année semblait meilleure que la précédente et que le chômage n’existait pas… rappelons nous toutefois le quotidien des plus pauvres dans les « zones » des grandes villes, la guerre d’Indochine puis d’Algérie, mai 68, l’économie administrée, le contrôle des prix, l'hyper inflation…
La « financiarisatio n » de l’économie et la mondialisation ont bien des travers. Le plus important étant sans doute de constituer un espace trop favorable au contre-marché de Braudel. Au risque de vous sembler provoquant, je pense pourtant que l’un et l’autre participent à créer les conditions nécessaires au bien commun : recul de la malnutrition et de la mortalité infantile, essor de l’alphabétisati on et de l’éducation, progression des échanges et de la connaissance. Vu de France les transferts de production dans les pays à bas coût de main d’œuvre sont jugés comme des spoliations, ils permettent pourtant ces progrès objectifs pour un très grand nombre dans les BRIC depuis 20 ans. Nos difficultés naissent non pas de ces grands mouvements qui n’appellent, selon moi, aucune qualification morale, mais de notre incapacité à nous adapter et à accompagner les plus fragiles pendant cette transition. Cette incapacité est liée au déni de réalité dans lequel nous nous entretenons avec complaisance : notre modèle date de l'après guerre pour le social, de la décolonisation pour le politique et de 68 pour l'idéologie libertaire. Depuis il y a eu la chute du mur, internet, la mondialisation …et nous n’avons rien changé !
Je crois partager vos vues sur l’effondrement en cours et la nécessité de la constitution d’un nouveau régime. Je m’inquiète seulement que de nombreux chrétiens français se trompent de cible en stigmatisant capitalisme et libéralisme (pour moi liés) par méconnaissance et par l’effet de media aussi peu pertinents sur les sujets économiques qu’ils le sont pour parler… de l’Eglise!
Je vous prie de bien vouloir croire, Monsieur, en l’expression de mes sentiments les plus respectueux.
François Digard
Analyste Financier
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # michel corcelles 2013-04-15 02:40 Je vous ai entedu ce soir RC. Vous avez raison, à mon sens, de na pas vous en tenir à la vision "tradi" et même de la considérer seulement comme un des éléments de la refondation. Ce qui implicitement pose la question des alliances … qui d'ailleurs sont tributaires des différentes phases du processus. Pour ma part, conseils de collectivités territoriales en matière de diasporas, je constate que les communautés sub sahariennes sont globalement hostiles aux options Taubira/Peillon. Voilà un beau sujet de réflexion dans le domaine des alliances.
A quelle adresse courriel peut-on vous adresser des documents sur ce sujet?
Cordialement
Michel Corcelles
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
0 # michel corcelles 2013-04-15 02:49 Je viens de vous entendre sur RC. Je partage votre point de vue sur la necessité de fonder la riposte sur une base (beucoup) plus large que le référentiel "tradi". Et la question des alliances trouve ainsi plus aisément une réponse. Je suis conseil auprèsn de collectivités locales pour les affaires de diasporas notamment sub sahariennes et il y a là un gisement "d'alliés" et noatemment dans les communes de gauche où sont principalement installées ces diasporas.
Je souhaite vous adresser quelques documents; à quelle adresse courriel ?
Cordialement
Michel Corcelles
Répondre | Répondre en citant | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Nouveauté !

Evénements

Aucun événement